Comment peut-on dire que des conditionnements nous "forment" ?

vendredi 25 novembre 2011, par Jean-Jacques Floret

Comment peut-on dire que des conditionnements nous "forment" ?

Nous choisissons l’orientation de nos pensées, comme nous choisissons nos actes et nos paroles. On pourra objecter qu’il existe des situations qui génèrent des événements qui semblent nous échapper. Or à part les " actes de survie " le reste est affaire de conditionnement.

Le fait n’est pas péjoratif. Le sportif, ou l’artisan qui jour après jour façonne un geste dont il recherche la maîtrise absolue, ne fait rien d’autre que se conditionner. Lorsque vous apprenez à lire, à écrire, vous vous conditionnez, ou plutôt vous participez à votre conditionnement. Nos choix comportementaux contribuent à conditionner actes et pensées à venir. Un exemple trivial : lorsque vous décidez de remplir votre assiette au delà de vos besoins fondamentaux... etc...

Il semble que l’on puisse dire, très approximativement, que si les premiers conditionnements nous sont donnés par l’entourage, familial ou social, la suite de notre vie est pour une bonne part une série de choix personnels assis sur ces préalables. Tout conditionnement se construit sur nos bases existentielles et est de notre fait et de notre seul fait. (pour simplifier :-))

Dans la mesure de ce qui vient d’être dit, on peut parler d’auto-conditionnement. Il en est de bon, dans le sens où ils sont favorables à notre épanouissement, et d’autres qui selon les contextes [1] peuvent être des entraves à notre liberté.

Notre pensée nous construit, nos conditionnements nous façonnent.

Comme le potier façonne l’argile, les conditionnements encadrent notre quotidien. Comme le potier peut changer la forme de la masse argileuse, nous faisons apparaitre et disparaitre ces schémas conditionnants. En prenant conscience de ces schémas sur quelques plans qu’ils opèrent, nous pouvons aussi en désamorçant leur mécanisme opératoire les faire disparaître, et réapparaître si nous le voulons bien, à condition qu’ils n’aient pas mis en route des processus destructifs qui aient franchi les limites du non retour.

[1] même réflexion pour les "bons"

 

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